Installation de panneaux photovoltaïques à La Réunion : 7 erreurs à ne pas faire

Découvrez les erreurs les plus fréquentes en matière de panneaux photovoltaïques à La Réunion et sécurisez votre projet solaire.

Publié le

19 janvier 2026

Sommaire
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Les erreurs à ne pas faire avec le photovoltaïque à La Réunion 

Installer des panneaux photovoltaïques à La Réunion peut être un excellent choix, mais uniquement si le projet est mené correctement. En effet, certains pièges peuvent réduire la performance de l’installation ou faire grimper inutilement la facture. Gaïa vous dit tout des principales erreurs à éviter pour sécuriser votre investissement et obtenir un système réellement adapté à votre maison et à votre consommation.

1. Ne pas analyser sa consommation en amont 

Installer du photovoltaïque sans analyser sa consommation, c’est prendre le risque de se tromper dans le choix de la solution  !

La bonne démarche consiste d’abord à comprendre sa manière de consommer, puis à définir ses objectifs, avant de dimensionner l’installation.

 Pour cela, il faut :

Dans un premier temps, il est essentiel d’analyser sa consommation : :

●       Analyser votre consommation heure par heure (ou au minimum par grandes plages).

●       Identifier les usages déplaçables en journée (chauffe-eau, machine à laver, piscine).

●       Prendre en compte vos projets futurs : allez-vous rajouter une climatisation ou installer une piscine ? 

Dans un second temps, il convient de clarifier vos objectifs : : 

Ces choix conditionnent directement la solution à retenir : installation avec ou sans batterie, type d’onduleur, puissance installée, et éligibilité aux dispositifs d’aides disponibles (aide régionale KAP Photovoltaïque ou prime à l’investissement de l’État versée par EDF permettant la vente du surplus).

2. Choisir un installateur non certifié RGE

La certification RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) est une preuve objective que l’entreprise répond à des critères de compétence, d’assurance et de conformité définis au niveau national.

D’ailleurs, dans la plupart des cas, les aides publiques (État, région, certificats d’économie d’énergie, primes spécifiques) sont conditionnées à l’intervention d’un professionnel RGE. Sans RGE, les subventions peuvent être refusées ou doivent être remboursées si l’entreprise n’est pas conforme.

À La Réunion, par exemple, la prime à l’autoconsommation photovoltaïque exige que l’installation soit réalisée par un installateur certifié RGE pour que vous puissiez en bénéficier. 

Le label RGE n’est pas obtenu automatiquement. L’entreprise doit démontrer :

  • des compétences techniques spécifiques aux énergies renouvelables ;
  • des équipes qualifiées ;
  • des assurances adaptées et une responsabilité décennale présente.

Sans cela, vous prenez un risque réel sur la qualité de l’installation, la sécurité sur votre toiture, les performances réelles de votre système et le suivi après-vente.

Pensez donc toujours à vérifier que l’installateur possède une certification RGE adaptée au photovoltaïque. 

Bon à savoir : Bonne nouvelle : Gaïa est certifié Qualifelec RGE.
Cela signifie que nous respectons les critères nécessaires pour que : vous bénéficiez des aides publiques à l’installation de panneaux photovoltaïques,l’installation soit conforme aux bonnes pratiques, le suivi administratif et technique soit géré par une structure compétente.

3. Ne pas vérifier l’orientation et l’inclinaison du toit 

Ne pas vérifier l’orientation et l’inclinaison du toit revient à installer un système solaire sans s’assurer qu’il peut produire correctement. Ces deux éléments déterminent directement la quantité d’énergie que vos panneaux vont réellement produire. Si ces paramètres sont mauvais ou simplement ignorés, vous risquez d’installer un système qui produit beaucoup moins que prévu.

Le photovoltaïque fonctionne mieux lorsque la surface reçoit un maximum de soleil. Si les panneaux sont tournés du mauvais côté, la production chutera. Or, orientation défavorable égale moins d’ensoleillement, moins d’ensoleillement égale baisse de production, et baisse de production égale retour sur investissement plus long. De la même manière, des panneaux trop couchés ou trop redressés perdent en efficacité.

Un bon installateur doit adapter la pose (orientation, inclinaison, position sur la toiture) pour maximiser votre production. S’il réalise son installation sans étude préalable, vous vous retrouvez avec une installation qui produit moins et donc des économies moindres (souvent pour un prix identique).

Bon à savoir : Est-ce à vous de vérifier ces paramètres ?
Non, ce n’est pas votre rôle technique. C’est strictement le rôle de l’installateur. Si vous décidez de travailler avec Gaïa, nos équipes réaliseront ce travail : étude d’ensoleillement ;simulation de production ;analyse d’ombrage ;proposition de configuration adaptée à votre maison. Cette vérification fait partie de la prestation, au même titre que la pose ou le raccordement.

4. Ne pas prévoir la maintenance 

Ne pensez pas qu’une fois les panneaux posés, tout est terminé pour 25 ans. En réalité, même si le photovoltaïque demande peu d’entretien, ne rien prévoir du tout peut entraîner :

  • une perte progressive de rendement ;
  • des pannes non détectées ;
  • des coûts plus élevés à long terme ;
  • une durée de vie plus courte du matériel.

L’installation solaire n’est pas 100 % autonome. Elle a besoin d’un minimum de suivi pour continuer à produire au niveau attendu.

C’est pourquoi le professionnel avec lequel vous aurez choisi de travailler doit au minimum proposer :

  • une garantie du matériel claire ;
  • une garantie installation (décennale) ;
  • un suivi de production (idéalement par le biais d’une application) ;
  • et un contrat de maintenance (sa proposition est obligatoire).

Ce contrat peut inclure :

  • nettoyage annuel des panneaux ;
  • contrôle de l’onduleur ;
  • contrôle des fixations (important en zone cyclonique et donc à La Réunion) ;
  • diagnostic des performances ;
  • intervention en cas de panne.

Bon à savoir : Chez Gaïa, nos onduleurs et batteries Huawei sont garantis 10 ans et les panneaux Dualsun sont garantis 30 ans.

Nous vous recommandons fortement une maintenance de votre centrale tous les 2 ans. Un entretien préventif permet de prévenir les pannes et les imprévus pour préserver les performances et favoriser les économies sur le long terme.

5. Accepter les installations « miraculeuses »

Faites attention de ne pas accepter une offre qui promet des résultats impossibles ou irréalistes : 

  • des factures EDF à 0 € (impossible car il faut à minima toujours payer des frais d’abonnement) ;
  • un retour sur investissement garanti en 5 ans ;
  • des panneaux qui produisent même la nuit ;
  • une autoconsommation à 100 % sans batterie ;
  • un système qui « remplace complètement EDF ».

Dans la grande majorité des cas, ces promesses n’ont aucun fondement technique. Elles servent à vendre vite, cher, et sans transparence. En effet, les installations vendues sous forme de « solution miracle » sont souvent surévaluées.

Elles sont souvent mal dimensionnées. Les commerciaux peuvent vous vendre un package standard, pas un système adapté à votre maison. Enfin, elles reposent sur de fausses promesses. Aucune installation solaire :

  • ne supprime totalement votre facture EDF ;
  • ne vous rend autonome sans batterie adaptée ;
  • ne peut garantir un gain fixe d’année en année.

Prenez garde lors de vos échanges. Vous pouvez assez aisément repérer un discours non professionnel grâce à quelques signaux d’alerte. À l’inverse, un installateur sérieux vous expliquera les limites, les chiffres réalistes, et ne vous pressera jamais à signer.

6. Penser que autoconsommation = fin des coupures EDF 

Il est fréquent de croire que, parce qu’on produit sa propre électricité grâce aux panneaux, on ne subira plus les coupures EDF. Pourtant, dans le cas d’une installation solaire classique en autoconsommation, c’est faux. Elle s’arrête automatiquement dès qu’il y a une coupure sur le réseau.

Cette coupure est une obligation de sécurité. Lorsque le réseau public tombe en panne, l’onduleur doit se mettre hors service afin d’éviter toute injection d’électricité qui pourrait mettre en danger les techniciens chargés des réparations.

Ainsi, même si le soleil brille en plein après-midi, vos panneaux ne produisent plus rien tant que la coupure EDF n’est pas rétablie. Ce fonctionnement concerne toutes les installations raccordées au réseau sans batterie ni système de secours. Seules les installations équipées d’un onduleur hybride avec batteries ou les installations avec onduleurs hybrides autonomes peuvent continuer à alimenter une partie du logement lors d’une coupure

Ne faites donc pas cette erreur qui est de penser que « produire son électricité = indépendance énergétique ». En réalité, sans équipement spécifique, vous restez dépendants du réseau. Il est, toutefois, possible d’éviter ça, mais pas avec une installation classique. Pour avoir de l’électricité pendant les coupures, il faut impérativement :

  • un onduleur spécifique ;
  • des batteries pour stocker l’énergie ;
  • une fonction « backup » ou « EPS » (Emergency Power Supply) ;
  • un câblage spécifique pour alimenter une partie de la maison en cas de coupure.

Sans ces éléments, aucune installation solaire ne peut fonctionner lors d’une coupure, même si le soleil brille.

7. Ne pas déclarer l’installation en mairie 

Dans la très grande majorité des cas, une installation photovoltaïque doit faire l’objet d’une déclaration préalable en mairie. C’est obligatoire dès lors que les panneaux modifient l’aspect extérieur de la maison.

La réglementation ne concerne pas le solaire en tant que tel, elle concerne la modification de l’apparence du bâtiment.

Vous devez donc déposer une déclaration préalable de travaux si :

  • les panneaux sont posés sur la toiture ;
  • ou sur une structure indépendante visible ;
  • ou ajoutent un élément modifiant l’aspect extérieur de la maison.

Bon à savoir : C’est le cas dans 99 % des installations chez un particulier. Les seuls cas où ce n’est PAS obligatoire sont les suivants : Si vos panneaux sont posés au sol, à moins de 1,80 m de hauteur, qu’ils ne sont pas visibles depuis l’espace public et que leur puissance est inférieure ou égale à 3 kWc. Si l’installation est intégrée dans une construction neuve déjà validée dans le permis de construire.

Faites très attention sur ce point, car ne pas déclarer peut entraîner certains risques :

  • l’obligation de déposer une régularisation (ce qui n’est pas automatique ni garanti) ;
  • une amende ;
  • dans certains cas extrêmes : une demande de dépose des panneaux.

Légalement, c’est vous, le propriétaire, qui devez faire cette déclaration. En pratique, un bon installateur s’en charge pour vous, ou à minima prépare le dossier.

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Vous souhaitez faire installer des panneaux solaires sur votre maison à La Réunion, mais ne savez pas quelle puissance choisir ? Simulez un premier devis sur notre site ou contactez nos équipes et évitez de tomber dans tous les pièges cités dans cet article !

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